Améliorer la qualité de ses rencontres amoureuses et leurs chances de réussite en comprenant quels sont les clichés sur le couple et l'amour dont nous sommes tous victimes.
J'ai abordé au cours du 8ème mensonge le partage des activités, des conceptions de la vie et de nos objectifs/projets de vie. Je me demandais s'il fallait se ressembler ou non. Ici, je me demande s'il faut partager ou rester indépendant au sein d'un couple. La vision traditionnelle est celle du partage : pour nos aînés, il faut partager un maximum d'activités communes, il faut que l'un et l'autre vivent les mêmes expériences dans le couple...Mais est-ce réellement souhaitable ?
J'ai déjà évoqué le fait que trop de partage pouvait aboutir à une relation fusionnelle destructrice.
Mais « Comment et pourquoi l'illusion du partage aboutit à cette fusion ?» et « Pourquoi celle-ci est-elle pernicieuse ?» sont des questions que j'ai volontairement laissées de côté pour les traiter ici.
Jacques Salomé a écrit un livre sur la fusion : « Je m'appelle toi ». Le Dr Gérard Perrin également : « A toi de choisir ». Et je suis sûr qu'il y en a beaucoup d'autres...
Le couple doit-il être un lieu de fusion ? Celle-ci est-elle utile au couple ? Au contraire, le couple doit-il être un lieu d'indépendance, d'autonomie et d'épanouissement personnel ?
Une certaine forme de fusion est utile. On pourra aussi appeler cela de la compassion, de l'empathie, ou autre. Cette fusion recouvre notre capacité à nous mettre à la place de l'autre, à « être l'autre ». C'est grâce à cette faculté qu'il peut y avoir de l'émulation dans une équipe au travail, qu'il peut y avoir transmission de savoirs et de savoirs-faire entre enseignants et élèves. C'est grâce à cette fusion qu'un couple arrive, peu à peu, à communiquer tacitement, sans avoir besoin de parler ou presque. La fusion, en nous projetant à la place de l'autre, peut aussi nous permettre de vivre ses tourments, ses doutes, ses peines et nous aide donc à mieux le comprendre.